G E R A R D     K L E I N



O E U V R E S

Klein, Gérard (France, -)

Pseudonyme : Gilles d'Argyre

Récompenses et prix littéraires de Science-fiction décernés à Gérard Klein :
  • Imaginaire Award : en 1992


Gérard Klein est né à Neuilly (France) le 27 mai 1937, premier né d'une famille de quatre enfants.
La notoriété remonte loin dans l'ascendance de Gérard : arrière grand-père ébéniste à Luxembourg, grand-père boulanger à Sarreguemines, son père, docteur en droit débuta sa carrière au début des années trente à la Banque de France et la termina au niveau de la direction générale.

Justement de par ses fonctions d'inspecteur, le père de Gérard voyagea beaucoup dans le Sud-Ouest et le Midi pour ses tournées d'inspection.
Pendant la guerre, le père est fait prisonnier et la famille se domicilie à Blois où Gérard va à l'école : à 5 ans, il sait déjà lire.

Après la guerre, son père rentre d'Aleemagne et il est nommé à Paris en 1946 et la famille s'installe dans la banlieue est. Il rentre à l'école communale de PAvillons-sous-Bois et rentre à 10 ans au lycée du Raincy. Pour ses études secondaires, il fait latin-grec, en regrettant toutefois de n'avoir pas pu faire des études scientifiques, jusqu'au premier bac et ensuite philosophie, branche dans laquelle il passe le second bac avec mention en 1954.

A cette époque, il avait déjà commencé à écrire : des poèmes vers 12 ans et des nouvelles vers 15. En 1953 il envoie une nouvelle au magazine Fiction qui débute en France. Mais en 1954, il découvre puis fréquente un cercle d'écrivains (Philippe Curval, Michel Carrouges et Michel Butor entre autres) et publier devient une possibilité de plus en plus concrète et il se découvre une vocation en s'initiant à la science fiction parmi des gens qui ont pour la science le plus grand des respects.

En 1955, il envoie plusieurs nouvelles à Fiction et Galaxie et curieusement, son premier texte publié paraît sans qu'il le sache dans Galaxie en 1956 : Une place au balcon. Son premier roman, Le Gambit des étoiles, est écrit en 1956 et 1957. Publié par Hachette, il est nominé au prix Jules Verne.
A la fin de la même année, il collabore à la revue Satellite dont il deviendra le secrétaire de rédaction en 1958 et Denoël publie Les perles du temps.

Il accumule les diplômes : après sciences-politiques en 1957 il obtient celui de psychologie appliquée en 1959 et il effectue un stage à la Banque Rothschild en 1960.
Pour son service militaire, il se retrouve la même année à Alger pour une durée de deux ans. N'étant pas partisan de l'OAS, il y participera à de nombreuses émissions radio et de télévision civiles et il voyagera beaucoup en Algérie et au Sahara.

Après l'indépendance, il rentre en France en 1962 et il écrit plusieurs romans au Fleuve Noir sous le pseudonyme de Gilles d'Argyre. En 1963, il entre dans une société d'études économiques, la SEDES et il achète un appartement dans le Vème arrondissement qu'il occupe encore....
En 1964 il fait une adaptation cinématographique de La Cité de l'indicible Peur avec Jean-Pierre Mocky qui sortira sous le nom de La grande Frousse...

En 1965-1966, il fait à nouveau beaucoup d'émissions radio pour France-Inter et Europe 1 et il se rend aux USA où il rencontre de nombreux auteurs dont Silverberg et Sheckley.
Ces nombreuses activités lui laissent moins de temps pour écrire et le surmenage cause une période dépressive que les évènements de mai 1968 n'aideront pas à en sortir.

Toutefois, il lance en 1969 la collection Ailleurs et demain qui apporta sans aucun doute un second souffle à la science-fiction en France avec principalement, Le vagabond de Leiber, Ubik de Dick et Dune d'Herbert.
En 1971, après une année sabbatique, il publie Les Seigneurs de la Guerre dans sa collection suivie d'une seconde période de surmenage et de dépression.
En 1973, il se rend en Egypte et obtient un arrangement d'horaire de son employeur qui lui laisse plus de temps à consacrer à la science-fiction.

En 1974, il crée la collection Constellations chez Seghers, mais il quitte la SEDES en 1976 en restant toutefois conseiller de la Caisse de Dépôts et il crée encore deux nouvelles collections : en 1977, L'âge des Etoiles chez Laffont et Les visages de l'avenir en 1978.
Depuis cette époque, son métier d'éditeur l'accapare de plus en plus lui laissant de moins en moins de temps pour écrire ses propres oeuvres qui pourtant continuent d'être épisodiquement publiées.





HOME PAGE       AUTEURS       HAUT DE LA PAGE

Copyright © Paul Denis
Mise à jour : 12/04/1999.